Les différentes phases d’un Escape Game

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Un escape game est une activité complexe, qui mêle généralement plusieurs phases. Les identifier vous permettra de mieux équilibrer les temps forts à forte intensitée, et les temps calme de récupération de vos joueurs !

Phase de concertation et de résolution

Cette phase est la plus simple à identifier : c’est la période où les participants doivent réfléchir avec les éléments qui leurs font face pour résoudre un problème. 

Parfois, cette phase peut être élucidée par une seule personne qui comprendrait la logique de l’énigme. 

Par exemple : « Ah j’ai compris ! Il faut utiliser la corde que nous avons trouvée pour relier les glyphes de couleur verte de ce mur ensemble ! Le symbole coïncidera probablement avec l’un de ceux de la tablette…»

Cette phase est généralement très intense pour vos joueurs : les avis convergeant et divergeant peuvent se confronter et générer un fort « stress social ». Après le moment fort que représente la résolution d’une énigme, il peut être bon de prévoir une phase de récupération, comme de l’exploration, narrative ou plus avec une énigme plus simple.

Phase de collaboration

La collaboration est une constante des escape games. Même si un.e de vos joueur.euse.s est plus propice à comprendre les logiques des énigmes, les autres doivent être actifs dans la résolution. Cette contribution pratique leur permettra une proximité avec le raisonnement, et leur offrira un moyen mémoriel lié à la connaissance véhiculée par l’énigme.

Par exemple : la.le participant.e qui a trouvé la logique de l’énigme réalise que les symboles verts sont éloignés les uns des autres. La disposition des symboles oblige les joueur.euse.s à se mobiliser à 3 ou 4 pour résoudre l’énigme.

Bien entendu, certaines énigmes peuvent présenter des contraintes en termes d’inclusion. Il est nécessaire de tester ces phases de résolutions afin d’être conscient des contraintes sur le groupe de vos joueur.euse.s.

Par exemple : si certains symboles verts sont en hauteur, vous saurez que votre escape game n’est pas adapté à un groupe qui serait complètement composé de personnes en fauteuil roulant.

Avoir des contraintes sur la composition des groupes est normal pour tout escape game. Le plus important est d’en être conscient lors de la composition des groupes de participants et, si possible, de pouvoir mettre en place des mesures pour adapter.

Phase d’exploration

Cette phase est la plus compliquée à concevoir, car les participants sont souvent dans le flou : ont-ils quelque chose à trouver, ou sont-ils en train de perdre un temps précieux ? 

Lors de la conception de l’escape game à visée pédagogique, il est important que les joueur.euse.s aillent le plus loin possible dans l’escape game : il faut donc éviter qu’iels restent à errer inutilement dans l’espace de jeu. Cette phase est la plus risquée car, d’un groupe à l’autre, sa durée peut fortement changer : le rôle du maître de jeu lors de ces phases est très important pour éviter la frustration des joueur.euse.s et qu’iels ne puissent pas accéder à toute une partie du jeu.

Durant les tests que vous ferez pendant la conception de votre escape game, il faut être très méfiant sur ces phases : équilibrez la disponibilité des indices en les rendant plus ou moins visible, ou rendez-les plus compréhensible pour que les joueur.euse.s comprennent leur lien avec l’élément bloquant qu’iels veulent résoudre.

Après cette description, vous pourriez penser : « mais pourquoi mettre une phase d’exploration dans mon escape game si c’est si compliqué ? ». Cette phase comporte aussi des points positifs indispensables à un escape game !

Elle peut être utilisée comme un buffer après un temps fort, comme la résolution d’une énigme complexe. Il permet au joueur.euse.s de faire redescendre la pression et d’éviter l’accumulation de tension dans le groupe.

Elle peut aussi être utile pour gérer le flux des éléments de jeux : si tous les éléments sont disponibles dés le début du jeu, il va sembler au joueur.euse.s très chaotique et la possibilité d’avoir des « raccourcis » plus probable.

Pour finir, c’est une excellente opportunité de confronté les joueur.euse.s à des éléments narratifs favorisant leur immersion dans le jeu ! Plus de détails un peu plus bas 🙂

Phase narrative

Que ce soit par des éléments découverts lors d’une exploration, ou une intervention du maître de jeu, le narratif est nécessaire à la création d’une ambiance dans laquelle vos joueur.euse.s pourront s’immerger.

L’immersion étant intrinsèquement liée à la motivation, cela améliorera l’implication de vous participant.e.s et permettra une meilleure rétention des informations pédagogiques auxquelles vous les aurez confronté.e.s.

Tout comme la phase d’exploration, cette phase peut être utilisée comme un moment plus calme pour vos joueur.euse.s avant ou après une énigme complexe.

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